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Je descends ensuite à une terrasse de café,
retrouver les gens et le tumulte de la ville pour
me concentrer sur des petits poèmes chinois anciens écrits en caractères,
qui parlent de l'homme dans la nature; je les trace inlassablement, pour les mémoriser,
les faire miens et constituer ainsi une sorte de vivier où puiser l'imaginaire,.
Mais il s'agit aussi d'un échauffement rythmique, car tracer des caractères
revient à enchaîner des traits dans une cadence gestuelle;
Comme le musicien, je fais mes gammes,
dans ce rendez-vous quotidien qui fait lien entre
mon présent et ces poètes d'un autre temps.
Enfin, dans le silence de l'atelier,
caractères, poésie, croquis et sensations vont se mêler.
Je vais m'imprégner du sujet, chercher un rythme qui lui soit propre, l'intégrer en moi.
Tracer, tracer, encore et encore, les caractères, un à un, le poème en son entier;
Revenir aux croquis, malaxer, mâcher, ingérer, digérer.
Me risquer dans une voie, insister, mais aussi bifurquer.
M'engager sur la page blanche, toujours,
Et jeter, beaucoup.
Virginie Cadart Travadel
Toute vie est mouvement. Chaque chose possède son propre rythme, sa propre dynamique. Ma démarche consiste à traduire ce mouvement par un trait né de l'impulsion d'un geste spontané et nourri par un travail quotidien fait de croquis, de tracés de caractères, de poésie, et de lien avec la nature.
  
Jusqu'à obtenir l'aisance qui permettra le lâcher prise; Un geste libéré mais nourri par le travail qui entraînera 
mon corps, mon bras, ma main, mon pinceau, mon trait, dans un mouvement;
Pour aller au-delà de l'écriture lisible, au-delà de la forme.
Dans cette quête du "vivant".
  
Ma journée de travail commence par une mise en  mouvement,
une marche au jardin des Doms, qui surplombe la ville, le fleuve et
côtoie le Ventoux. Là-haut, je ressens le vent, l'espace, l'arbre, le brin d'herbe.
Et dans mon petit carnet je croque, selon le jour,
une feuille, un pin, la plaine.